Etes-vous plutot académique ou intuif ?

J’ouvre ici un post afin d’échanger avec vous et d’avoir votre avis concernant votre appréhension du Didgeridoo.

Depuis que vous jouez du Didgeridoo et dans votre façon d’apprendre à en jouer, d’évoluer, êtes vous plutôt:

- Académique : je suis une méthode et je décortique tout
- Intuitif: je souffle dedans et je vois ce que je peux faire avec ce bout de bois

Quels sont pour vous les avantages et les inconvénients des deux approches?

Bon bah le débat est ouvert :grin:

3 J'aimes

Très bonne idée ce débat, Karl, de savoir comment les gens appréhendent la pratique du Didgeridoo. :+1:

Je dirai que la méthode académique fait progresser plus vite techniquement, la rigueur est le fondement de l’étude d’un instrument de musique. L’inconvénient c’est que c’est un travail, moins de joie spontanée à jouer. Mais je sais qu’il y a des gens qui ont du plaisir à travailler leur instrument pour progresser.

La méthode intuitive c’est le plaisir du moment présent où on se laisse aller dans la musique avec son instrument. Gros Kif mais l’inconvénient c’est qu’on progresse beaucoup plus lentement et qu’on a tendance à tourner en rond avec ce qui nous fait plaisir. Tu m’a reconnue. :crazy_face:

En résumé je pense qu’avec la méthode académique on gagne en technicité mais on perd en magie.
Avec la méthode intuitive ya de la magie, mais pas tout le temps ! :laughing:

L’idéal bien sûr ce serait de faire les deux. Une session rigueur où on travaille pour s’améliorer, et une session où on se fait plaisir. C’est ce que j’essaie de faire plus ou moins, plutôt moins… :confused:

4 J'aimes

Je pense que les deux sont importants.:blush:
J aime bien commencer avec une méthode de façon académique. Puis laisser l’intuition sortir du cadre et de la rigueur.
Je viens de lire ta réponse @Elisabeth_Blanc, tout à fait d accord. Il y a un équilibre à trouver entre les méthodes

3 J'aimes

(Academique):J’ai beaucoup passer et repasser les vidéos de Gautier ainsi que d’autres aux tout debut,ce n’est pas si facile de suivre ce qui est expliqué.
J’ai donc commencé par apprendre le bourdon,de bien positionner les lèvres et de savoir pincée les coins de lèvres et bien sur commencer la RC.

(Intuitive):j’arrivais plus facilement à entendre l’instru à savoir si mon bourdon était bien net où pas,du fait de faire des wi woo wi woo me met plus à l’aise que d’envoyer du plat.

Conclusion pour apprendre les deux sont très important et aussi que tout dépends de chaque personnes.
Certains ont l’oreille musicale et le sens du rythm et d’autres l’ont moins voir pas du tout

3 J'aimes

@Karl,aux passage le post que tu as créé c’est :+1::+1::+1:

1 J'aime

Merci à toi Teddy.
Je vais en ouvrir un autre ce soir.
J’espère qu’il te plaira :wink:

2 J'aimes

Qu’est-ce que tu fais Karl, académique ou intuitif ?

1 J'aime

Très bonne question :slight_smile:

Je rejoints mes VDD, je pense qu’un instrument de musique a besoin des 2 pour être bien joué, avoir des bases académiques pour avoir les bons réflexes et apprendre correctement son instrument puis savoir se lâcher pour le découvrir plus en profondeur et surtout personnellement.

Pour ma part je suis très académique, j’ai besoin de support et de suivi pour progresser et j’ai beaucoup de mal à me lâcher ^^ mais je sais qu’avec le temps mon corps saura se laisser aller à l’instrument et le plaisir en sera d’autant plus grand :slight_smile:

2 J'aimes

Et bien tout d’abord, merci à vous pour vos retours. J’espère que le reste de la communauté vous rejoindra et donnera son avis également :smile:

N’hésitez pas à compléter si vous avez d’autres idées sur la question !!

Pour te répondre Élisabeth, en ce qui me concerne, je suis très clairement intuitif. J’ai toujours fonctionné comme cela avec tous les instruments que j’utilise.

Ce qui, comme et ça été dit, est bien et pas bien. Pour ma part, de fonctionner en intuitif, me permets de ne pas me limiter à la règle et me faire plaisirs (même si c’est un bien grand mot surtout quand on débute à un instrument, je te l’accorde).

Pour le didgeridoo c’est pas compliqué quand j’ai commencé, j’étais tout seul dans mon coin. Pas de joueur dans mon entourage, pas de technique à porté de main (en tout cas à ma connaissance, à l’époque).

Du coup, j’ai soufflé et j’ai observé. Les festivals me permettaient et me permettent toujours de compléter mes connaissances, notamment via des rencontres. J’ai mis 6 mois à comprendre la RC. C’est qui est relativement long je pense :crazy_face:.

Aujourd’hui, il existe des méthodes et des pédagogues du Didge (merci @gauthier).
Je suis plus du genre à prendre à gauche et à droite ce qui m’intéresse et à en faire mon affaire.

C’est comme ça que j’ai appris la guitare notamment, au lieu de commencer par apprendre solfège (que je ne connais toujours pas), j’ai pris une tablature et je me suis lancé.

L’avantage c’est que cela m’a permis, voir obligé à développer mon oreille. Quand je joue avec un autre guitariste, je ne pourrais pas forcement dire tout le temps, quel note il joue (même si en 15 ans mes connaissances ont évolué) mais j’ai assez d’oreille et de rythme pour me caler avec lui.

Je pense que cela est également vrai pour le didgeridoo.

Je suis d’accord avec le fait que j’apprendrais sûrement plus vite avec de la méthode. mais je n’arrive pas à m’y tenir.

Il faut toujours que je pioche pour faire ma soupe à moi :wink: !!
Question de personnalité j’imagine.

3 J'aimes

bonsoir, très bon sujet.

la méthode te permet d’apprendre ce qui existe déja, mais elle te restreind dans l’étendue des possibilités de jeu.

l’intuitif, c’est donner la part belle a la découverte et faire confiance a notre intériorité, s’ouvrir et être le passeur

je suis du genre intuitif, et ce que je recherche c’est le son de l’être, commencer par un son répétitif tout en envoyant de temps a autre quelques sonorités et parfois la magie opère, nous voila parti dans une balade ou le vouloir a disparu.

3 J'aimes

Très bon sujet Karl :blush: et passionnant au vue du nombre de réponses en si peu de temps.
Je pense, comme ce qui été dit, que les deux façons sont nécessaires. Le côté méthodique est certainement plus important au début pour apprendre les bases avant de pouvoir se lacher d’avantage.
Pour ma part je suis plutôt académique et pour varier les plaisirs, je coupe souvent mes repètes en deux partie, une de travail sur un thème ou une technique précise, et une deuxieme partie ludique sur des morceaux ou des impro.
Je dois dire que l’absence de partition ou de tablature comme à la guitare m’a particuliérement manqué au début. Le didgerido, par nature, force pratiquement le joueur à l’improvisation. Rétrospectivement, c’est cette particularité qui m’attire dans cet instrument car il m’oblige à lacher prise et c’est grisant !
Ça l’est d’avantage encore en jouant à plusieurs d’où l’intérêt des rencontres.

2 J'aimes

Un truc auquel j’ai pensé aussi, sur le fait d’être intuitif.

Je ne sais pas si ce parallèle vaut pour le didgeridoo?
J’imagine que si, mais à la guitare en tout cas, à suivre des méthodes ou des tablatures, (ce que j’ai très longtemps fait, je ne m’en cache pas), on a vite fait de jouer comme… comme lui ou comme elle.

Et il est très dur, d’en sortir pour trouver son propre style et le travailler. Parce que de fait, on a commencé par apprendre les morceaux des autres pour évoluer.

Le didgeridoo c’est un peu différent quand meme, parce que c’est beaucoup plus personnel comme instrument.

Mais je pense qu’on peut trouver un peu le meme travers. C’est pour cela que je préfère piocher à gauche et à droite des choses qui me semble intéressantes et jouer ensuite avec (ou du moins essayer).

1 J'aime

C’est vrai ce que tu dis Karl, si on prend des cours particuliers avec un professeur pendant des années, on apprend à jouer comme lui c’est inévitable, on est forcément très influencé par son style puisque c’est ce qu’il nous fait travailler. C’est pour ça que j’ai toujours été allergique aux cours.

Et c’est pour ça que j’apprécie Wakademy, on peut progresser en suivant les cours pas à pas ou en picorant les vidéos dans le désordre selon nos envies, trouver d’autres sources d’inspirations sur le net, et bénéficier des conseils de Gauthier qu’on suive ou non la méthode académique.

Du coup la méthode de Gauthier s’adresse à tous les profils de joueurs, chacun peut y trouver son compte en fonction de sa personnalité, on a la liberté de choisir ce qu’on veut apprendre et ça c’est un précieux avantage qu’on ne trouve pas ailleurs.

Merci Gauthier pour ta méthode. :yum:

3 J'aimes

Intuitive !

En fait, je suis venue au didge pour ça.
Me explico : avant le didge je jouais un peu de harpe, et là de façon académique. Solfège, arpèges, mains droite et gauche,… bref quand je prenais mon instrument, c’était une mobilisation cérébrale. Et je me suis retrouvée dans une phase de vie générale cérébrale, avec beaucoup de taf… mon cerveau saturait et je n’arrivais plus à en rajouter une couche avec la harpe. Et là, y a un didge qui est venu vers moi et qui m’a dit : « Viens on respire. » :smiling_face_with_three_hearts: On est tombés en love, phase fusionnelle, c’était ma respiration, connexion, sensation, corps, intuition… Un espace inaccessible au cerveau, et tant mieux pour tout le monde.

Académique…

Avec ce passif :grin:, j’avais du mal à imaginer y mettre un peu de cérébral… Et en même temps, ça commençait à faire « je tourne en rond je tourne en rond »… D’où un premier stage avec Gauthier (parce que wahou son jeu !), et là je découvre aussi un super pédagogue, et un univers qui s’ouvre mais qui vient pas se plaquer de l’extérieur, qui part de là où j’en suis.
Bien vu @Karl, sur le risque de « jouer comme » avec une approche académique. C’est peut-être lié au formateur aussi ? Comme en chant, est-ce que je dois imiter un modèle extérieur ? est-ce que je dois m’appuyer sur quelques techniques pour sentir comment ça fait chez moi ? Et c’est aussi ce que j’ai aimé dans le didge, pas de comparaison possible, de compétition, puisqu’on est tous différents.
Et ça c’est top comme approche. Partir de chacun, outiller sans imiter. Donc, d’autres stages qui ont suivi (et qui vont suivre bientôt) et une démarche nouvelle avec plus de recherches techniques, voire analytiques, sur le jeu.

En phase d’équilibre :

Rester connectée à ce qui se passe en dedans pour tester de nouvelles techniques, approches de l’extérieur. Sans l’intuitif, je crois que je ne jouerai plus beaucoup… Sans l’académique, je ne progresserai pas. Alors voici la nouvelle phase d’équilibre ! Chouette.

4 J'aimes

Hello !
Comme la majorité d’entre vous, un coup intuitif, un coup académique.
Étant très pris professionnellement, lorsque j’ai un créneau pour jouer, c’est tout de suite de l’intuitif, pour le fun, le plaisir. Lorsque j’ai un peu plus de temps, retour à l’académique, pour acquérir un peu plus de technique et pouvoir progresser ( pour l’intuitif … ! ).
Par contre, je me suis toujours posé la question, y a-t-il vraiment une façon "académique " de jouer du didgeridoo. Le premier Aborigène souffleur était de style intuitif. À quel moment arrive le côté académique ?
N’est-ce pas tout simplement notre égo de bon occidental, qui a besoin de rendre cela un peu plus académique, donc un peu plus « sérieux », pour justifier de passer autant de temps à souffler dans un morceau de bois !
Nan, j’déconne !!! :stuck_out_tongue_winking_eye:
En tout cas, merci Karl, sujet intéressant. :wink:

2 J'aimes

Bonjour ou bonsoir,

Comme l’ont souligné les autres, très très bonne idée de sujet.

Pour répondre à ta question, je mêle les deux mais je crois bien que je suis plus académique qu’intuitif.
D’ailleurs sur ce point, je ne suis pas en accord sur un point avec Gérald lorsqu’il écrit que l’aspect académique concerne ce qui existe déjà et que surtout cela limite les possibilités de jeu.
J’aurai tendance à penser que l’aspect académique nous permet d’apprendre pour pouvoir ensuite nous permettre d’étendre nos possibilités de jeu.
Attention, je ne dis pas que Gérald a tort et que j’ai raison. J’écris simplement ce que je ressens et expérimente.
Surtout que je suis complètement en accord avec ce qu’a écrit Gérald, fort bien d’ailleurs, dans la suite de sa réponse.

Et comme d’autres l’ont écrit, j’ai l’impression qu’un mélange d’académique et d’intuitif est une bonne recette.
Mais comme le dit Gauthier, le plus important est de prendre du plaisir à jouer.
(On peut aussi prendre du plaisir à faire des progrès grâce à l’aspect académique!!!).

Juste une petite chose en plus : n’étant pas un grand fan des forums, je constate que celui-ci « monte » de plus en plus en qualité de par la diversité et l’intérêt des sujets. Et c’est toujours avec un grand plaisir que je l’ouvre pour voir s’il y a un message non lu.
Donc merci à tous.

2 J'aimes

bonsoir Patrick,

c’est vrai que le forum s’envole et que les discussions deviennent très intéressantes, je me permet de répondre car je suis mentionné dans ton message.

je ne suis pas de première génération et mon expérience de la vie m’a fait comprendre que rentrer dans une méthode te limite sur le fait qu’il y a une autre facon d’aborder ce que l’on veut faire.

le didgeridoo en plus est magique, car nous ne savons rien de lui mais il nous ouvre les portes de notre intériorité pour puiser dans notre ressenti afin de lacher l’expression vibratoire

donc je suis comme toi, je dis ce que je ressens et expérimente

bon souffle

1 J'aime

Bonjour Gérard,

Tout d’abord, merci de ta réponse.
Je pense qu’on doit être à peu près de la même génération.

« Mon » paradoxe est qu’à la fois, je suis complètement d’accord avec ce que tu écris et qu’en même temps, du moins en ce qui me concerne, j’ai besoin d’un minimum d’apprentissage académique pour améliorer ma technique balbutiante.
C’est vrai que j’ai toujours été assez scolaire dans pas mal de domaines.

Mais lorsque tu parles de l’aspect magique du didgeridoo, de sa capacité à ouvrir les portes de notre intériorité pour puiser dans notre ressenti afin de lacher l’expression vibratoire, tu fais une description à la fois tellement poétique et réelle du didgeridoo que je ne peux qu’adhérer complètement à ta pensée (malgré mon côté scolaire).

Je te souhaite une belle journée.

1 J'aime

Excuse-moi pour la faute de frappe qui m’a fait écrire Gérard. Surtout que je préfère Gérald… sans vouloir offenser les Gérard.

A mon sens, l’académique revient à suivre une méthode pour apprendre à lire/écrire. Dans le cas du didgeridoo, à sortir des sons « propres » faisant partie d’un langage commun, à volonté. On peut apprendre de manière intuitive, mais c’est généralement plus long et hasardeux (c’est ce que les premiers souffleurs ont été contraints de faire, en plus de chercher comment rendre l’instrument le plus sympa à écouter).

L’intuitif pur, c’est l’imagination qui permet de créer des poèmes, des romans. voire des mots, Des morceaux et de nouveaux sons au Didgeridoo.

Entre deux, il y a la lecture/l’écoute qui permet de développer un référentiel en se basant sur ce que d’autres ont déjà créé (textes, mots, morceaux de musique, sons). Une partie de ces créations de référence étant académiques, d’autres intuitives, la majorité, un mélange des deux. Quand les savoirs de base sont maîtrisés (et travaillés pour entretenir), l’intuitif est plus facile. Et quand le référentiel est développé, l’intuitif s’enrichit.

En résumé, pour moi l’académique est nécessaire, mais il est primordial de ne pas s’y enfermer. Délicat équilibre. Les premiers souffleurs aborigènes étaient intuitifs, mais ils ont peu à peu construit un savoir qui se transmet de génération en génération, ce qui forme de facto un savoir « académique » même si c’est de la tradition orale. Ce savoir pouvant être enrichi par l’imagination de chaque nouveau souffleur.

En ce qui me concerne, pour le moment, je me positionne principalement sur l’académique, j’écoute de plus en plus aussi. Pour l’intuitif, je suis encore trop « jeune ». Je commence à maîtriser le bordon et les harmoniques :o::a::e: :u: :i: (@Gauthier il me semble qu’il manque le son U dans les smiley, je ne l’ai pas trouvé, et euh, oui, j’arrive à le sortir timidement en harmonique :star_struck: ), mais ça n’est pas encore suffisant pour faire quelque chose d’intuitif qui ne ressemble pas à n’importe quoi (je peux « inventer » des sons, mais ce n’est pas maîtrisé dans ce cas).

Bon, je pense aussi que ce sera plus facile de jouer en intuitif quand j’aurai compris le souffle continu. Je m’y mets semaine prochaine. Là, je ne vais pas pouvoir m’y consacrer ce WE, on est de mariage… :innocent:

Après pour souffler un gros nawak (qui sonnait bizarrement bon, que je ne sais même pas comment j’ai fait pour le sortir) de 10s au téléphone pour impressionner une amie qui a fait un séjour de 6 mois en australie, j’ai assuré, mais voilà, ça ne va pas plus loin en intuitif pour le moment.

Désolé, gros pavé :exploding_head:

6 J'aimes