Salut !
Depuis quelques temps, m’est venue une vision très « locale » du didgeridoo, et l’envie d’en parler avec vous. ![]()
Nous devons les yidakis, magos, et les didgeridoos qui en ont découlé, aux Aborigènes.
Leur histoire et la souffrance, l’horreur des colons et des faits de destruction des tribus, le mépris qui peut provenir toujours aujourd’hui des occidentaux…
Je ne suis habituellement pas très branchée « devoir de mémoire ». Pourtant, quand on souffle, beaucoup de gratitude, de respect envers ces tribus. Et je les connais finalement si peu..
Le didgeridoo est associé à une responsabilité de faire vivre autant que possible ce qui est toujours là, la réalité actuelle des Aborigènes d’Australie, et aussi la mémoire de ce qui a été..
Et j’ai de plus en plus cette sensation :
Je ne connais pas très bien la culture aborigène, mais je sais qu’il y a une lecture et une compréhension des paysages et du milieu très fortes, une écoute des rêves et du monde invisible.
Transposé dans notre ici et maintenant, est-ce que ce ne serait pas notre autre responsabilité en soufflant dans le bâton ? Lutter là où nous sommes, à n’importe quel endroit du globe où on se trouve, pour la connexion et le respect de la Terre, sa préservation
, et contre toute société qui veut l’exploiter, la puiser, l’épuiser.
Une solidarité avec les peuples premiers, connectés à la Terre. A la fois là où eux se battent, et là où nous pouvons-devons aussi nous battre
. Prendre exemple, et l’incarner dans nos quotidiens.
Et faciliter la présence de chacun à son monde intérieur, intuitif, onirique ?..
Je suis intéressée par vos retours, ceux qui connaissent bien la culture aborigène, ses valeurs piliers, ceux qui s’interrogent aussi…
Merci !
(** Allez je vous avoue, en tant que femme, la 1e année de souffle, je n’osais pas jouer en dehors de ma chambre pour ne choquer personne …
Dans ma culture, j’aurais justement choisi cet instrument pour la provoc’ et faire avancer les choses, mais là je n’avais pas mes repères, je ne voulais blesser personne malgré moi…
Aujourd’hui, je joue sur un didgeridoo contemporain - un woodslide -… loin du trad, loin des codes…
.. c’est la volonté de cohérence qui me fait avancer.)