…Fantaisie mélodique sur le Poème « La complainte de Rutebeuf » XIIIe siècle didge en A et bodhran … première une p’tite compo avec mon didg en épicea …enregistrée avec mon Zoom H4n pro…je découvre et surtout je galère… alors ça vaut ce que ça vaut mais j’avais promis de vous faire écouter le son de mon nouveau compagnon…
j’ai besoin d’une une p’tite formation sur la prise de son…si vous avez « des tuyaux » avec cet enregistreur, je suis preneuse…
OK comme la complainte du roi Renaud, désolée ça plombe encore le moral …
C’est vraiment beau. Ce qui permet de garder encore le moral au beau fixe. Pour l’enregistreur Zoom, tu trouveras certainement quelqu’un sur le forum qui sera de bon(s) conseil(s).
Je trouve très difficile de poser un semblant de mélodie sur un instrument qui est enraciné dans sa fondamentale et qui ne lâche rien …mais qui déploie des bouquets d’harmoniques qui me font perdre la tête. Parfois mes oreilles sont comme nos petites abeilles d’aujourd’hui. Elles sont déboussoulées, tournent en rond, perdent le chemin de la ruche. J’ai fait quelques tentatives d’éloignements de ce drone en A sans trop prendre de risques…Certes ça frotte encore mais si tes oreilles, elles, n’ont pas souffert alors je suis contente…
je suis convaincue qu’il est possible d’être un peu plus mélodique… J’avais trouvé des couleurs orientales qui sonnaient bien et plouf, j’ai tout perdu…Mais j’y reviendrai…Cela ne sert à rien de s’acharner…
Alors pour le zoom faut que tu trouves quelqu’un d’autre que moi pour t’aider…
Ce morceau en revanche, il est juste incroyable .
Le mélange entre ce son lourd de ton didg et ta voix, ton texte !!!
Je lui passé plusieurs fois pour bien être concentré dessus et le savourer .
Tu as mis la doigt sur quelque chose que je t’invite à explorer
Bravo Chris et merci
Encore merci Karl pour ton retour. Tu sais combien il est important d’avoir des retours sur nos compos. Je sais que tu comprends si je te dis que l’on ne crée pas pour « faire afin de plaire » …nos âmes « artistes » sont arnimées d’intuitions, de pulsions. Créer est notre source de vie, notre oxygène. Du moins en ce qui me concerne.
Il est parfois frustrant d’apercevoir une montagne au loin qui nous hypnotise et ne pas avoir les jambes pour l’explorer. Il en est de même pour moi avec la musique…
Mais les faiblesses nous font grandir n’est-ce pas ? nous poussent à explorer des sentiers inconnus, parfois dédaignés des « grands »… Comme les découvertes nous surprennent, nous enchantent ?
Pour ce petit morceau, j’ai encore trop le nez dans le guidon… je n’entends plus vraiment. Alors vos paroles me surprennent, me touchent oui m’encouragent à me poser tranquillement et me laisser simplement porter par les sons, à accepter ce qui est tout simplement. Et tant pis si ça frotte, si la justesse n’est pas toujours au rendez-vous…n’est-ce pas le simple processus de la vie qui s’exprime…?
Merci du conseil Karl même si je ne comprends pas « sur quoi j’ai mis le doigt » - oui je vais explorer encore et encore, suivre ton précieux conseil
Ton Didgeridoo est très grave et donc plus difficile à bien enregistrer je suppose, le Bodhran ajoute un vrai plus au rythme, plus lourd et habité pour accompagner cette mélodie. Son volume est bien dosé, plus fort ou plus léger selon le moment.
Pour enregistrer un Didgeridoo je mettais le Zoom à environ 30 cm devant la cloche. Fais des essais avec ton LA, Plus loin, plus près, pour vérifier à l’écoute qu’il prend bien toutes les sonorités du Didge mais que le son ne sature pas les micros, ce qui me semble être le cas ici. Quoique c’est peut-être le tambour qui mêlé au Didge crée cet effet, parce que les tambours font beaucoup de vibrations et c’est difficile de mettre ensemble 2 instruments graves qui vibrent autant.
A peaufiner avec l’expérience, ce n’est pas fastoche de trouver le bon compromis entre retrouver la sensation sonore que l’on a en jouant et les capacités de rendu d’un micro.
Merci Elisbeth pour ton message, l’analyse de mon travail
Pour ce qui est de la prise de son, j’ai un Zoom H4n Pro. Je prends le son avec un micro Rhode que je mets sur mon stand pour l’enregistrement du didge. Je peux faire mes réglages « en live » contrairement à mon logiciel adobe audition où une fois la prise de son faite, je rajoute effets, amplification, compression, réglage des basses médium aigues etc.
L’ enregistreur est à côté de moi, la prise micro du didge est branché dessus. Pour la voix, je me serre directement des deux petits micros du Zoom - idem pour le bodhran mais effectivement je devrais le sonoriser autrement avec un micro pour percu. Comme pour le didge je le brancherai également directement sur le zoom…
Merci pour des conseils, c’est vrai que c’est ainsi que je procédais avec mon premier Zoom… Celui-là est vraiment un super outil pour travailler, s’écouter, composer…J’ai encore tant de choses à découvrir car je ne l’ai que depuis 2 semaines. La technologie n’est pas ma tasse de thé, raison pour laquelle je lance un appel par rapport à l’utilisation de cet enregistreur.
Je retiens ta précieuse remarque sur la difficulté d’enregistrer « 2 instruments graves qui vibrent autant » encore que le bodhran ne semble pas avoir la puissance de vibration d’un tambour chamanique par exemple… mais je me trompe peut-être?..
Je vais doncarrêter d’enregistrer mon bodhran avec les petits micros du Zoom et me servir d’un micro pour percu… Encore MERCI, MERCI BEAUCOUP
Merci de nous faire découvrir ton nouveau compagnon Chris, il sonne bien et beau. Ce La grave s’accorde parfaitement à la mélancolie de ton morceau, à la musique modale moyenâgeuse et ta voix parfaitement interprétée nous donne l’émotion.
Je n’ai pas saisi les « frottements » , c’est certainement l’oreille perfectionniste de la créatrice qui les remarque ?
Je n’ai certes pas ta créativité artistique, mais je comprends et je partage cette image. Continue a suivre ton sentier inconnu, il te mènera sûrement … là où tu ne t’y attend pas
Les sons, les notes, je les ai cherchés, trouvés, puis perdus et retrouvés sous une autre forme, encore et encore…Cette composition n’a pas cessé de m’échapper…Un sentiment assez étrange. Je sens… je sais même que c’est là …Quoi ?.. Curieusement, je ne sais pas. Il n’y a pas de mot, juste du silence Christophe… ce prélude musical imprégné d’ une puissante intuition.
Ce didgeridoo en La m’a imposée un cadre qui m’a faite sortir de ma zone de confort car grand consommateur d’air. Je ne sais pas si c’est ma voix qui le fuyait ou lui, l’Arbre, qui fuyait ma voix…Oui étrange!.. Pourquoi cette difficulté à entendre les harmoniques sur lesquelles mon chant cherchait à se posait ? Pourquoi tant de voix dans le souffe du vent ?
L’expérience a été intéressante…
Plus encore vos retours à vous tous mes chers amis du forum qui exploraient les sphères de la créativité non pas pour « paraître » mais pour respirer le Vivant, la Joie, le Lien…
Ne pensez-vous pas que ce forum est une belle piste d’envol pour un voyage d’expérimentations, de partages, d’idées, de désirs aussi, d’écoutes, de conseils, d’encouragements, d’échanges, de surprises… ?
Christophe, notre facette artistique et créatrice de joueurs et joueuses de didge n’y trouve-t-elle pas là un écho, une résonance de frères et de soeur de coeur ?