L'art aborigène, support d'une art-thérapie spontanée?

https://www.zellidja.com/voyage/lart-aborigene-support-dune-art-therapie-spontanee-australie-en-2015-lisa

Sujet d’étude:

Commençons par éclairer les notions : L’art aborigène australien est pratiquée par les aborigènes d’Australie depuis des millénaires (puisqu’ils sont sur le sol australien depuis environ 40 000 ans). L’art thérapie est une forme de thérapie par la création artistique, pratiquée dans le monde occidentale sous forme d’ateliers avec un art-thérapeute qui pousse son patient à créer quelque chose, sans aucune forme d’analyse de l’oeuvre en elle même. En Australie, deux populations cohabitent : les aborigènes (certains vivent encore en communauté dans le bush, d’autres habitent désormais en ville) et les autres (parfois appelés « australiens blancs »…). La cohabitation ne se fait pas sans encombre - les aborigènes sont considérés comme citoyens australiens seulement depuis 1967, par exemple. Mon thème d’étude était de faire le parallèle entre l’art thérapie exercée par les aborigènes et celle exercée par les « australiens blancs » dans des centres d’art thérapie moderne. Deux mondes, deux époques, une pratique commune.

5 villes, 5 semaines, une vingtaine d’interviews et des centaines de rencontres inoubliables. J’étais partie étudier le parallèle entre les vertus thérapeutiques de la création artistique sur la population aborigène australienne (qui est là depuis des milliers d’années) et l’art thérapie, forme moderne d’auto-thérapie par la création qui est très répandue chez les australiens « blancs », sur place depuis bien moins longtemps. Après avoir été confrontée à la réalité et avoir compris que les vertus thérapeutiques de l’art aborigène ne résident plus que dans leur intérêt lucratif, mon thème d’étude a bien changé. De Melbourne à Sydney en passant par Alice Springs, Adelaide et Uluru, mon voyage m’a ouvert les yeux sur la cause aborigène au XXIème siècle et sur l’Australie en général.

La plus belle de mes rencontres est sans doute Sally, une aborigène sans domicile fixe qui dessine à la craie sur les pavés de Melbourne. Je suis passée par hasard devant elle sur le retour bredouille d’un rendez-vous avorté, j’ai fait demi-tour, ai acheté deux cappuccinos à emporter, le lui ai apporté et j’ai discuté avec elle pendant une bonne heure. De toutes les interviews que j’ai pu faire en Australie, celle qui n’était pas planifiée a été la plus merveilleuse. L’extrait vidéo en témoigne.

Vidéo en Anglais sous titré Français:

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Merci @Karl, un documentaire très intéressant.

Dans notre monde tout doit-être commercialisable. Les Aborigènes d’Australie paient encore les frais de cette façon stupide de considérer le monde, uniquement au travers de l’argent. Et on comprend combien l’affrontement de ces deux cultures ne peut pas aller en leur faveur. Ils doivent oublier un partie de leur spiritualité pour rentrer dans le moule, et utiliser notre soif d’exotisme pour se plier à la loi du marché et gagner de l’argent pour vivre dans notre société.

C’est particulièrement poignant pour les Aborigènes car si on leur avait foutu la paix et laissé leurs terres, comme les Amérindiens d’ailleurs, ils pourraient vivre leur Vie et pas la nôtre.

Mais en matière d’Art, toute proportion gardée, il ne s’agit pas de comparaison avec la vie des Aborigènes, la loi du marché est aussi stupide pour nous, ce sont les galeries d’Art qui dictent la loi de ce qui sera considéré comme une oeuvre sur le marché, et des artistes qui valent le coup ou pas. Hypocrisie monstrueuse qui consiste seulement à anticiper qui pourra leur rapporter le plus d’argent.
Et les acheteurs qui suivent…

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J’ai trouvé ça aussi. Ce n’est pas un documentaire mais on peut suivre la création d’une peinture Aborigène, au son du Didgeridoo.

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Intéressant. Clairement, la plus à l’aise était la femme qui peint en pleine rue.

Ah, et j’ai adoré les extraits de Barbakiueria. Je me suis mis le film de côté !

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